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Résume plan d'action Grand Tétras Suisse
En Suisse, le Grand Tétras est répandu dans le Jura, le long du versant nord des Alpes et, à l’est, également à l’intérieur des Alpes. Depuis longtemps, ses effectifs sont en régression. À partir des années 1970 (et souvent aussi plus tôt), cette diminution peut être documentée par des données concrètes. Dans l’ensemble, on estime que les populations actuelles comptent entre 450 et 500 coqs actifs sur les places de parade. Il existe cinq populations isolées les unes des autres, et même à l’intérieur de ces groupes, les contacts entre sous-populations ne sont plus garantis. Ce déclin est dû à des modifications de l’habitat du Grand Tétras – en raison de nouvelles méthodes d’exploitation de la forêt, mais aussi de la dynamique forestière naturelle – ainsi qu’aux dérangements provoqués par les fréquentes activités de l’homme dans les forêts de montagne. Dans certains endroits, une très haute densité de prédateurs comme le renard a pu accélérer la diminution des effectifs.
Pour que le Grand Tétras survive comme oiseau nicheur en Suisse, il est indispensable de mettre en place une démarche à l’échelle du pays. Le Plan d’action Grand Tétras Suisse décrit la stratégie de protection et de conservation du Grand Tétras en Suisse. Il définit les objectifs à moyen terme, les priorités des mesures ainsi que le cadre organisationnel et financier de la mise en œuvre. Ses éléments centraux sont les suivants: concentration des mesures sur les zones de conservation de première et de seconde importance, maintien des zones peuplées grâce à des mesures sylvicoles d’amélioration de l’habitat, limitation des activités de loisirs et mise en valeur des habitats potentiels qui ne sont pas peuplés actuellement. La mise en œuvre du plan d’action incombe aux cantons. L’OFEV propose à ceux-ci de reprendre certaines mesures dans la convention-programme RPT «Biodiversité en forêt». Les institutions spécialisées (Station ornithologique suisse de Sempach et Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage WSL) jouent aussi un rôle important, puisqu’elles soutiennent et conseillent les cantons dans le domaine scientifique.
Résume plan d'action Pic mar Suisse
Le Pic mar est menacé en Suisse. Ses effectifs actuels s’élèvent à quelque 500 couples nicheurs. Il occupe les forêts riches en chênes, situées à moins de 800 m d’altitude. L’espèce a d’importants besoins en surface: une population locale de 5–10 couples nicheurs exige 50–100 ha de chênaie comptant de vieux arbres. Actuellement, le pic mar est présent dans 12 cantons suisses, occupant l’ouest, le nord et l’est du Plateau et le Jura. Il est menacé, car de nombreuses chênaies ont été converties en habitats défavorables (plantations de résineux, futaies mixtes). Le maintien à court terme des effectifs actuels de l’espèce, et l’obtention à moyen et long terme d’un effectif minimum de 700 couples nicheurs exigent une démarche coordonnée de la Confédération, des cantons et des autres acteurs (par exemple propriétaires de forêts).
Le plan d’action fixe les objectifs suivants: maintenir les habitats du pic mar, sa distribution et ses effectifs au niveau actuel. Les mesures sylvicoles nécessaires à cette fin devront être mises en œuvre. La connexion des habitats existants et la colonisation d’habitats anciennement occupés et d’autres milieux favorables seront favorisés par des mesures appropriées, en particulier par la création de surfaces de rajeunissement complétant les chênaies existantes. Un moyen permettant d’atteindre ce but est la mise en œuvre des mesures en faveur du Pic mar proposées aux cantons par l’OFEV dans le cadre des conventions-programme RPT du produit «biodiversité en forêt». La mise en œuvre de ces mesures par les cantons est soutenue financièrement par l’OFEV. La Station ornithologique suisse de Sempach et l’Association Suisse pour la Protection des Oiseaux ASPO/BirdLife Suisse conseillent les acteurs et assurent la coordination au niveau national.










